Ska Nerfs.
Dix musicos très jeunes et totalement solaires. Ils brûlent les planches de l’arc jurassien, de l’arc
lémanique, du coude valaisan. Leurs mots font l’étoile dans les fêtes urbaines. Leurs musiques plaquent des accords énergétiques sur les images de leurs délires poétiques. A la clé de leur réussite fulgurante, une présence impossible à dissoudre. Leur deuxième CD Gitans modernes, vient confi rmer leur premier succès.
Ska Nerfs.
Enfants du Soleil. Saignelégier, 2004. Les ados naissent à...
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Ska Nerfs.
Dix musicos très jeunes et totalement solaires. Ils brûlent les planches de l’arc jurassien, de l’arc
lémanique, du coude valaisan. Leurs mots font l’étoile dans les fêtes urbaines. Leurs musiques plaquent des accords énergétiques sur les images de leurs délires poétiques. A la clé de leur réussite fulgurante, une présence impossible à dissoudre. Leur deuxième CD Gitans modernes, vient confi rmer leur premier succès.
Ska Nerfs.
Enfants du Soleil. Saignelégier, 2004. Les ados naissent à la scène dans des conditions professionnelles. Ils font entrer le ska dans le haut lieu du jazz. Le jazz s’en souviendra. Grâce au compositeur et pianiste Claude Rossel, il s’immisce aujourd’hui dans les arrangements de leur deuxième CD qui, du coup, gagne en maturité musicale sans bousculer le label du groupe, celui d’une frénétique diversité.
Ska Nerfs.
Une bande qui ne se prend pas les nerfs. Comment gagner la cohésion parmi tant d’envies et de jeux contraires? Ils la trouvent au point de rupture des genres.
Il y a d’abord trois adeptes des riffs charpentés, les garants du gros son: Ulysse Girardin, le batteur, champion du calembour et du rythm e décalés, improvisateur pianistique en d’autres circonstances;
Thomas Bourquin, le bassiste attentif à la puissance contagieuse se frottant aux vieux rockeurs jurassiens;
Hervé Girardin, le lead guitariste, pop rockeur prêt à toutes les fusions jusqu’à privilégier la ligne mélodique et à écrire de la musique classique; il étudie à l’Ecole de jazz et de musiques actuelles de
Lausanne.
Il y a Jérôme Gogniat, le sportif qui assure la pompe reggae sur son clavier et donne leurs couleurs aux plus secrètes transactions harmoniques; son jeu avoué, inciter au chant; pianiste classique, il lorgne du côté du jazz et tord le cou à la légende des incompatibilités.
Et puis les trois souffleurs: Paul Butscher, le trompettiste; il coule dans l’or des frises d’improvisation
lyrique, tout comme Luca Jeannerat (par ailleurs guitariste en d’autres lieux) au trombone si délicatement
embouché; et Jérémie Steiger, l’intello saxo de l’équipe, qui écrit à la verticale du son les mots qu’il couche à l’horizontale sur papier.
Félicien Donzé? C’est l’autre parolier, le chanteur et guitariste acoustique du groupe. Il n’hésite pas, dans ce CD, à inviter, le temps d’une chanson, le parolier Jérôme Piquerez et à faire participer, la distance d’une mélopée, le chanteur Mark Kelly du groupe reggae Inna Crisis. «There’s nothing left to say, but I say it anyway», scande ce dernier en anglo-jamaïcain dans le texte. Plus question de «prendre le temps pour alibi», répond Ska Nerfs. Et Félicien, dont l’empreinte «chanson française» plombe de violents désirs manouches, se laisse emporter sur les rythmes du percussionniste Christophe Meyrat, dans les îles et leurs volcans caraïbes.
Enfi n, il y a Laura Chaignat, celle qui apprend aujourd’hui le cabotinage de la scène dramatique. Elle
assure la part souple et féminine de tout l’ensemble. Son instrument ancré dans l’épaule, elle «violonne» celte dans cet océan de jeunesse; elle tire et chante de fabuleux et solides contre-chants aux cabotages
des rives du chanteur.
Ska Nerfs.
Enfants du slam. Leur poésie naît d’associations d’idées imprévisibles aux soudaines scansions hip-hop.
Très tôt, ils ont voulu quitter «le petit monde blême et plat» décrit par Rimbaud. Ils ne veulent pas attendre.
«Attendre quoi? Je cours, j’attends pas, j’avance», chante aujourd’hui le cadet du groupe. Alors ils brûlent
les étapes. Au détour des phrases, l’engagement apparaît trempé à la désillusion d’une époque.
On dirait aussi que Gitans modernes se nourrit de cultures qui se contredisent. Un rock peut tout aussi
bien devenir berceuse à l’intérieur d’un même morceau. Le reggae et les rythmes latino font la nique au ska pop et la tendresse fornique avec la désinvolture. Nous retiendrons de ce disque une musicalité
naturelle, même si les Ska Nerfs s’la meurt sec dans leurs chansons micro-drames . C’est pour mieux
rebondir dans la fête.
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1 Radio critic
le 20.05.2008
Salut Ska Nerfs! Allez lire l'article sur vous de Samuel pour Mx3 sur le Blog de Festi'Neuch:
http://live.festineuch.ch/2008/05/20/comment-tenir-juska-nerfs/
avec nos salutations musicales!